Au travail. Le ventre plein. J’ai pris un De Blanchet et une chocolatine. La chocolatine était de trop. Ceinture ? On regardera ça plus tard. Dehors il fait 22 degrés. Je suis enfermé. Il me manque des heures; faut que je complète.
Pourquoi travaillons nous ? Quand j’étais enfant, une expression bien crue, mais vraie, disait : “Tu peux faire avaler un char de marde à quelqu’un à condition de lui donner à la petite cuillère.” Un jour à la fois est-ce que ça compte pour à la petite cuillère ?
Pourquoi s’enfermer lorsqu’il fait beau ? Pourquoi certains ont quatre semaines de congés et d’autres non ? Pourquoi les Français ont plus de congés que les Américains États-Uniens, sans pour autant sombrer dans le chaos ? Je serais curieux de comparer leur bonheur moyen.
Mon cas n’est pas un bon exemple. Je suis allergique à l’effort. (Enfin c’est que je crois.) Je n’ai pas envie de travailler un dimanche après-midi lorsqu’il fait 22 degrés. Pas plus que le lundi, ni le mardi. En fait, je veux travailler quelques heures à la fois, en sachant qu’à tous moments je peux sortir prendre l’air. Histoire de me rappeler que j’appartiens à la race humaine.
Il me semble clair que je dois changer mon métier, ou du moins mon statut. Changer de vie, ça inclu le travail.
J’ai soif de liberté. J’ai l’impression qu’elle s’évapore sous l’effet du temps. Je veux sentir l’eau fraiche de la rivière sur mon visage. Humer le parfum de la forêt après la pluie. Sentir la rosée.
Je vis en ville, sans argent et sans vacances décentes. Cherchons l’erreur.